EXPOSITION « VOYAGES VECTEUR »
20 janvier – 5 mars 2017

 

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D’après la définition du dictionnaire Larousse, le mot contemporain se définit ainsi :
« Qui vit à la même époque que quelqu’un d’autre, que celle où certains événements se produisent : Pascal est le contemporain de Molière.
Qui appartient à l’époque présente, au temps présent. »
 
Et donc selon cette définition, Jean-Pierre Husquinet peut probablement être qualifié d’artiste contemporain, même s’il préfère situer son travail dans l’intemporel.
En effet, par le choix de certains matériaux utilisés et les techniques employées, son travail est à la fois de l’ordre du traditionnel, mais également de l’expérimental. Sa pratique s’apparente parfois à de l’artisanat par la répétition du geste utilisant le cordage comme matériau de prédilection alors que dans les dessins vectoriels il fait appel à une série de différents programmes informatiques ainsi que d’autres outils récents afin d’atteindre la précision qu’il souhaite obtenir dans la structure des dessins ainsi réalisés.
 
Structure, voici un mot qui pourrait bien partiellement (et partialement ?) définir le travail de l’artiste. Tout comme une structure harmonique musicale basée sur les douze notes de la gamme chromatique, son œuvre plastique colorée entre en résonance avec celle ci par le biais de la couleur et des agencements mis en place en utilisant les douze couleurs de la gamme chromatique colorée. Pour exemple, cette installation constituée de 96 nœuds colorés posées au sol et sur tige. Cette œuvre est en effet à lire comme une partition musicale à trois voix de 32 mesures, chaque nœud représentant un accord par les couleurs qui les forment.
Plasticien, sérigraphe, un peu musicien et surtout voyageur, il aime à voir le monde comme une structure complexe qui appelle à l’arpentage afin de mieux l’appréhender, de tenter de le comprendre, même imparfaitement.
L’installation en superposition précaire et formée de près de 450 tasses en verre, fait irrémédiablement penser à un puzzle ou un casse tête, toujours en référence à la complexité du nœud ou du labyrinthe. Mieux vaut donc avoir l’esprit clair pour réaliser cet assemblage improbable !
 
Comme l’écrit l’artiste dans un court texte de 2005 « Dans nos sociétés modernes, l’usage du nœud et de son matériau apparaissent de moindre importance en regard de la technologie avancée qui est maintenant la nôtre et qui reste toujours en devenir. Les civilisations antérieures ont largement été tributaires dans leurs activités quotidiennes des matériaux nécessitant des techniques telles que le tressage, le tissage, la ligature, le nouage, la vannerie,… »
 
Heureusement l’artiste ne s’arrête pas à ce constat, somme toute assez passéiste, mais utilise la variété d’outil mise à notre disposition comme la découpe au jet fluide pour la réalisation de fontaine où d’installation. Le « plancher » découpé en forme de flocon de neige, métaphore de l’impermanence et de la fragilité de notre système en est un exemple et le multiple fait partie de sa pratique quotidienne.
Parmi d’autres réalisations, le dessin, en particulier le dessin vectorisé, est un mode d’expression privilégié par l’artiste.

 
 
 
  


 
    

« VICTOR VASARELY – UNE RÉTROSPECTIVE EN TURQUIE »
2 Février – 31 mars 2017

 
En partenariat avec ARKAS
 
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La rétrospective Victor Vasarely en Turquie, organisée à Istanbul par
l’Université des Beaux-Arts Mimar Sinan et Arkas Holding, se tiendra au
Centre culturel et artistique de Tophane-i Amire du 2 février au 31 mars
2017. Les oeuvres seront exposées au Centre artistique Arkas d’Izmir du
11 avril au 10 juin 2017.
 
Remerciements au recteur de l’Université Mimar Sinan, le professeur Yalçın Karayağız,
aux professeursayant contribué au projet, ainsi qu’au directeur artistique d’Arkas, Niko
Filidis, et à son équipe.
 
  
 
 
 
    


  
 
 
  
« ECLATS DE LUMIÈRE » : « Lumière en balade » et « Lumière en images »
11 mars – 17 avril 2017

 
Un projet en partenariat avec le collectif « Eclats de lumière » et l’Institut Pytheas, Aix-Marseille-Université et le réseau
Culture-Science PACA. Avec le soutien de la Région PACA.
 

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Morceaux choisis des expositions
 
L’exposition « Eclats de lumière » est constituée d’images, de panneaux et d’expériences interactives sélectionnés spécialement pour la Fondation. Ces morceaux choisis sont extraits de deux expositions réalisées à l’occasion de l’Année Internationale de la Lumière 2015 : « Lumière en balade » et « Lumière en images ». Composée à l’origine d’une soixantaine de panneaux et d’une quinzaine d’expériences interactives, « Lumière en balade » a été conçue dans le but de faire découvrir au grand public différents aspects de la lumière de façon transversale, depuis le regard des sciences « dures » jusqu’à celui des sciences humaines, en passant par le rôle de la lumière dans l’art. Quant à « Lumière en images », il s’agit d’images de science dans lesquelles le public s’immerge. Ces images parfois surprenantes, toujours étonnantes sont un hommage à la lumière. Elles émerveillent ceux qui les contemplent tout en révélant la richesse de la lumière pour les scientifiques. Elles invitent le visiteur à un voyage dans l’univers de la lumière, le tout en images – celle de pouponnières d’étoiles à la fluorescence artificielle de cellules microscopiques. Les expériences interactives viendront enrichir l’exposition en y apportant une touche ludique autant qu’éducative. Panneaux et photos illustrent le fruit des recherches menées par les laboratoires de la région Provence Alpes Côte d’Azur.
Pour cette exposition les panneaux présentés abordent plus particulièrement la thématique « Art et lumière » et révèlent le lien entre les artistes d’hier et d’aujourd’hui – peintres, architectes… – qui créent l’émotion avec la lumière, à la fois instrument de créativité et contrainte inaliénable. Au-delà des aspects artistiques qui seront abordés – holographie, ombres, couleur, idée et évocation de la lumière, ex-voto… – la « science » de la lumière, l’explication donnée par la physique au phénomène sera également présentée.
 
 
Le Grand Tout : Première Constellation
Evariste Richer
A une époque où la science s’intéresse d’une façon très actuelle à la structure potentielle de la vie dans les exo-planètes, l’artiste rebondit, par ricochet, sur la notion même de plus petit dénominateur de la vie dans l’univers, ces atomes élémentaires qui contiendraient dans leurs complexes associations la totalité des schémas scientifiques de la matière.
Comme souvent dans sa démarche, Evariste Richer invite le regardeur à voir l’invisible.
Pour son projet avec le verre en résidence au CIRVA et en collaboration avec l’OSU Institut Pythéas, il propose le déploiement dans l’espace d’une structure moléculaire qui, sans pouvoir prétendre à illustrer l’infini des possibilités, contiendrait tout de même en elle le potentiel évocateur du Grand Tout. Nous présentons à la Fondation la première brique du Grant Tout : Première Constellation.

 
 
  
 
 


 
 
 
  

BASTOKALYPSE,
dans le cadre des rencontres du 9ème art d’Aix-en-Provence / Festival BD
M.S. Bastian & Isabelle L.
1er avril – 21 mai

 
Installé à la Fondation Vasarely et présenté pour la première fois en France, Bastokalypse est un immense panorama en noir et blanc d’une longueur totale de 52 mètres. Une vision unique, fantasmée et créée par deux artistes suisses, qui revisitent en mode ludique l’Apocalypse.
 

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Bastokalypse est un arc d’images, sans début ni fin, truffé de références artistiques et historiques, composé de 32 panneaux et long de 52 mètres. Face à une proposition qui sollicite tant le regard, une question se pose pour le spectateur : comment l’appréhender ? Curieusement et après expérimentation, la meilleure méthode reste le pas à pas, en longeant l’œuvre, dans une forme d’immersion qui rappelle la narration d’une bande dessinée. Et petit à petit, l’immensité s’efface. Entre art classique, art tribal, art modeste, récits mythologiques, cinéma d’épouvante et histoire contemporaine, les références se bousculent. Or si certaines se découvrent explicitement (Gustave Doré, Goya, Walt Disney, Picasso, James Ensor, Posada ou Hokusai), d’autres viennent presque automatiquement à l’esprit, bien que les artistes aient intentionnellement renoncé à les utiliser. C’est là, toute la subtilité de Bastokalypse qui, en faisant appel aux images enterrées dans notre mémoire collective, réussit à nous prendre par la main pour nous faire entrer dans une autre fin du monde…
Accueilli pour la première fois en France lors des Rencontres du 9e Art, le panorama Bastokalypse est intégralement visible dans l’enceinte de la Fondation Vasarely, accompagné pour l’occasion d’une médiation réalisée à partir des écrits que Konrad Tobler, journaliste et critique d’art, a consacrés au projet.
 

LES AUTEURS
 
Aussi à l’aise dans l’univers de l’art contemporain que dans celui de la bande dessinée, M.S. Bastian et Isabelle L. ont grandi à Bienne (Suisse) et y ont tous deux fréquenté l’École d’Arts Visuels. Après diverses expériences en solo en tant que graphiste ou illustrateur de périodiques, ils collaborent de façon occasionnelle en 2000, puis de manière permanente à partir de 2004. Se jouant des clivages, les diverses créations de M.S. Bastian et Isabelle L. sont le résultat d’un véritable travail à quatre mains qui conjugue les références savantes et populaires pour donner vie à des univers denses. Leurs ouvrages, considérés comme avant-gardistes et intransigeants, sont publiés en Suisse, en Allemagne et en France. Leurs travaux font régulièrement l’objet d’expositions.

« Notre travail n’est pas très éloigné de celui des ethnologues. Pendant des années, nous avons collectionné toute l’iconographie liée aux cataclysmes dans le domaine de l’art, du cinéma, de la littérature. Mais nous ne donnons pas de réponse, si ce n’est une impression générale d’illisibilité, de brouillage, reflet de notre époque saturée d’informations. »

M.S. Bastian à propos de Bastokalypse – L’Express de Neuchâtel / 2011